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Florence GRILLOT
- Née en 1962, de formation conservatoire (Annecy),
elle a suivi des cours de théâtre privés (Florent
et J.L Cochet) et des cours de technique vocale (R. Viret) à Paris.
- Après avoir été comédienne
et exercé de nombreux métiers, elle se consacre à
l’écriture puis créée en 1997 ses premiers
ateliers théâtre, trouvant ainsi sa vocation dans le métier
d’Intervenante, Auteur et Metteur en scène au service des
amateurs.
- Pendant 14 ans elle a enseigné l’art du
théâtre –en banlieue parisienne (Evry), dans des villages
des Bouches du Rhône (Charleval, Mallemort, Rognes) et dans le Vaucluse
(Carpentras) – à des centaines d’enfants et adultes
de 4 à 70 ans.
Elle a dirigé des ateliers théâtres et des troupes
amateurs, des stages, écrit une trentaine de pièces de théâtre,
assuré une soixantaine de mises en scène, organisé
des tournées régionales et participé à des
festivals. Elle a créée également des spectacles
d’improvisation, récitals de poésie et divertissement
théâtral.
- Fidèle à sa démarche de création
totale (écriture, décor, costumes…) et d’égalité
(un 1er rôle à chacun), méthode qui a fait ses preuves,
le théâtre lui est apparu prétexte à aider
les personnes à être actrices de leur vie. « Artisan
du rêve », elle a toujours eu à cœur de mettre
au service des amateurs toute son expérience théâtrale
et humaine |
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| Articles
de presse (cliquer
pour agrandir) |
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- Si elle n’interviendra
plus pour dispenser des cours de théâtre, elle ne renonce
pas à l’aventure théâtrale. C’est en tant
que Metteur en scène qu’elle décide
de poursuivre sa démarche de création avec « Les
Artisans du rêve ». |
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L’art
est un mensonge qui dit la vérité |
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1 –
LE PORT DU MASQUE |
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2 –
SE RESITUER – SE LIBERER – S’AFFIRMER |
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3 –
UN 1er ROLE A CHACUN |
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4 –
AGIR EN III ACTES
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1er Acte : Soi
avec soi
2ème Acte : Soi avec l’autre
3ème Acte : Ensemble avec le public |
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1 –
LE PORT DU MASQUE |
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Dans une société basée sur les apparences,
où l’homme est étiqueté de par ses origines,
son niveau social, le sentiment s’est fait pauvre, presque condamnable.
Montrer ses sentiments est signe de faiblesse et peut mettre en danger
un individu. Il faut se forger une carapace, ce qui revient à porter
un masque, au risque de perdre son autonomie et son libre arbitre.
Processus d’identification : je dois me fondre
dans la masse et devenir ce que l’on attend de moi. Tout enseignement
est basé sur « l’avoir » : bien
travailler pour avoir une situation, une maison, une voiture. « L’être »
est laissé à l’abandon et le cultive qui peut.
Dans le monde professionnel le port du masque est flagrant :
performance, rentabilité, spectre du chômage. Chacun endosse
son masque de : chef de…, employé, ouvrier,… avec
pour conséquence non tant un manque de communication qu’une
mauvaise communication : on tient rarement compte de l’identité
de la personne, de sa sensibilité, de son pouvoir de création.
Les malentendus sont quotidiens qui engendrent des malaises jusqu’à
la rupture : dépression, démission, licenciement.
Mais que l’on soit au travail ou au foyer, chacun
de nous peut témoigner à un moment où à un
autre d’un sentiment de perte de soi : « Mon masque
de… me colle à la peau » ; « Je
ne sais plus qui je suis » ; « Je vis en apnée » ;
« Je survis »…
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Un adulte à
qui l’on permet de rêver est un enfant qui se retrouve. |
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2 – SE
RESITUER – SE LIBERER – S’ AFFIRMER |
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Sortir de son
quotidien et poser ses bagages
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| Activer
son imaginaire
- Revenir à
la source : le rêve, la spontanéité, le dynamisme.
- Prendre conscience de son potentiel
- Se situer dans l'écheveau complexe du relationnel |
Affranchir
sa véritable nature bridée par le piège des
apparences : -
Mettre en action son potentiel
- Affiner son relationnel
- Développer sa créativité |
Retrouver
un nouveau souffle :
- Investir l'espace et prendre sa place
- Reprendre de l'assurance et oser s'imposer
- Etre soi et s'affirmer dans sa vie |
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3 –
UN 1er ROLE A CHACUN |
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A mes comédiens
amateurs (qui AIMENT le théâtre) venant avec un grand besoin
de respirer, je propose d’entrer dans une nouvelle peau : un
personnage. Ce qui revient à porter un masque. « Traiter
le mal par le mal » : prendre de la distance avec soi-même
pour revenir à l’essentiel (l’essence de soi).
Pour « entrer dans la peau de son personnage »
il faut faire appel à son vécu.
Le personnage n’est qu’une enveloppe vide à animer,
nourrir de ses gestes, sa voix, ses sentiments... Un travail qui s’effectue
de manière rigoureuse mais en douceur, par paliers.
L’originalité de ma méthode vient
d’une certitude et d’un constat : A chacun on doit donner
la possibilité de prendre sa place. Aussi à chaque comédien
je donne un 1er rôle.
Toutes les pièces que j’ai écrites ne comportent que
des rôles équivalents, contrevenant ainsi à l’écriture
théâtrale qui la plupart du temps donne un ou des premiers
rôles, des seconds rôles et « des panouilles »
(petits rôles).
Une démarche qui a fait ses preuves : ni jalousies, ni suffisance.
Respect, écoute, tolérance.
Chacun a le droit de prendre sa place
et le devoir de la prendre, dans le but de s’imposer : OSER |
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4 – AGIR
EN III ACTES |
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1er Acte :
Soi avec soi |
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Une première
démarche essentielle, assimilable à l’élaboration
des fondations d’une maison. Elle va déterminer la bonne
marche des actes suivants.
La passivité ne fait pas bon ménage avec
la création. Ni l’auteur ni le metteur en scène ne
vont créer le personnage. L’auteur le dessine, le metteur
en scène aide le comédien à l’apprivoiser.
C’est le comédien qui va le faire vibrer : lui donner
vie. Il lui faudra pour cela prendre conscience de son pouvoir de création.
Explorer son corps et son esprit, « triturer » sa
chair et ses émotions pour sculpter un vivant unique et universel.
Si démarche « intellectuelle »
il y a, elle ne sera utile que pour la compréhension du texte et
le respect du travail de l’auteur. C’est une démarche
de non-cérébralité (lâcher prise) qui va donner
au comédien une grande réceptivité et lui permettre
de construire son personnage : le « remplir ».
Par des exercices physiques tels que la respiration abdomino-thoracique,
des étirements et un travail vocal (élocution, vocalises…).
Il pourra alors aborder l’improvisation : base essentielle
du travail du comédien.
C’est dans l’improvisation qu’il pourra
mettre en œuvre son pouvoir de création : appréhender
l’espace, faire entendre sa voix, libérer son imaginaire…
Le rôle du metteur en scène est de guider
le comédien dans ses tâtonnements et ses errements en lui
renvoyant les effets de son jeu. Travail soutenu jusqu’à
ce que le comédien parvienne à être le plus vrai (juste,
sincère) possible.
Le vrai comédien est humble
et généreux.
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2ème
Acte : Soi avec l’autre |
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Lorsque
le comédien aura apprivoisé son personnage, il pourra agir
utilement avec l’autre : son partenaire de jeu, pour engager un
rapport de complicité.
La rencontre de deux partenaires de jeu, malgré
les écueils propres à toute relation humaine, est entendue
depuis le début : il s’agit d’ « un
mariage d’intérêt ». C’est un contrat
tacite qui s’opère, contraignant tous les comédiens
à coopérer les uns avec les autres pour l’intérêt
collectif : la réussite du spectacle.
Le fait que chacun ait le 1er rôle élimine
d’entrée le rapport dominant-dominé qui peut faire
perdre à l’un comme à l’autre beaucoup d’énergie
(l’un à écraser l’autre et l’autre à
résister ou à subir). Ce qui n’empêche une saine
compétitivité : je veux être le meilleur !
Mais bien vite, chaque comédien comprendra qu’il a tout intérêt
à encourager un partenaire moins téméraire à
être aussi le meilleur pour le mettre lui-même en valeur.
Le rôle du metteur en scène est de veiller
à ce que « la mayonnaise » prenne entre tous
les comédiens jusqu’à l’osmose. Sa responsabilité
est que chaque personnage imaginé par l’auteur prenne forme
au service de l’histoire et de son propos. |
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Un excellent
comédien ne sera que bon face à un mauvais partenaire de jeu |
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3ème
Acte : Ensemble avec le public |
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Ensemble,
avec l’aide du metteur en scène, les comédiens auront
sculpté répétition après répétition
leur spectacle, en lui insufflant rythme, énergie et précision.
Il sera alors temps de partager les fruits de leur plaisir de jouer avec
le public.
Ce « face au public » sera l’aboutissement
d’un processus de création, mais c’est le public qui
à chaque représentation rappellera que toute création
n’est jamais « finie ».
Le public qui bien souvent ignore l’importance de son rôle :
miroir à mille facettes qui renvoie à chacun une part ignoré,
un rire, un manque ou un éblouissement…
On compare souvent un spectacle théâtral
à une messe : la scène représentant l’autel,
les comédiens les prêtres et le public les fidèles.
Réunis pour communier tous ensemble dans la magie d’un instant
hors du temps et éphémère. Toutes les messes ne sont
pas réussies, on peut s’y ennuyer, ne rien comprendre, ne
rien ressentir. C’est une alchimie qui s’opère ou ne
s’opère pas. Aux comédiens de donner le meilleur d’eux-mêmes,
et au public d’accepter de lâcher prise.
Un spectacle réussi c’est lorsque chaque
comédien s’est imposé (a osé être). |
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Le
théâtre comme alchimie.
Le temps d’un spectacle,
dans la magie d’un huit clos,
Partager nos émotions,
tisser des liens entre nos âmes solitaires. |
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